Juno.
Juno McGuff a 16 ans. C’est une jeune fille qui n’a pas la langue dans sa poche et qui se donne des airs durs, mais comme toutes les adolescentes de son âge, elle se cherche. Elle refuse de suivre le mouvement et alors que ses copines de lycée passent tout leur temps sur Internet ou au centre commercial, Juno passe son temps en compagnie de Bleeker. Ce dernier n’est en rien la coqueluche du lycée. Ce petit gars timide et discret, passionné de course à pied, fait chavirer le coeur de Juno. Par une belle soirée, les deux complices s’ennuient et décident, pour s’occuper, de coucher ensemble.
Mais quand elle tombe enceinte accidentellement, elle refuse l’avortement et elle décide de trouver le couple de parents adoptifs idéal qui pourra s’occuper de son bébé. Avec l’aide de sa meilleure amie Leah, elle repère dans les petites annonces du journal local Mark et Vanessa Loring qui rêvent d’adopter leur premier enfant. Soutenue par sa famille, Juno fait la connaissance des Loring. Tandis que le terme de sa grossesse approche, Juno va devoir faire preuve de maturité et de courage…
Au premier abord, on pourrait croire que ce film est une comédie pour adolescent “cul-cul la praline”, une de plus. Mais on se rend très vite compte que Jason Reitman ne veut pas faire dans l’habitude. On se laissera porter par les personnages à la fois drôles et touchants. On trouve dans les rôles principaux Ellen Page (Kitty dans X-Men, l’affrontement final) et Michael Cera. Ils sont tous deux brillants dans ce film. Mais mention spécial pour Ellen Page dans le rôle de l’adolescente enceinte aux répliques cinglantes, qui tombe amoureuse, non-pas du joueur de foot ultra populaire du lycée, mais du timide Bleeker passionné de course à pied et guitariste à ses heures. Ce qui m’a particulièrement plu dans ce film, ce sont les dialogues; marrant, justes, touchants. On peut reconnaître le cynisme et la dérision de Breitman déjà présente dans « Thank you for smoking ».
En bref, ce n’est peut-être pas le film de l’année, mais il en vaut vraiment la peine. Un excellent moment cinéma pour tous…
Toutes mes excuses pour ceux qui se reconnaissent dans la catégorie « cul-cul la praline », il n’y a rien de péjoratif.